Un événement Télérama #2
Alors aujourd’hui, un simple service de promotion ne suffit plus. La position d’une maison de disque (label) n’est plus viable, car confrontée au problème ci-dessous.
Pour les plus intéressés, tentez la démarche suivante : prenez un artiste d’un label indé, il en existe beaucoup. Jetez un œil à sa revue de presse, souvent disponible sur le site du dit label.
S’entasseront alors, pêle mêle : un chronique de l’album dans Libé, Le Monde, Le Figaro, la couv’ de Virgin Hebdo, un partenariat Francofans et Longueur d’Ondes, une interview dans Rock Sound et un passage télé (France 4, Canal etc…)
Et pourtant, cet artiste, vous n’en avez jamais entendu parlé. Le responsable promo s’est battu pendant 2 ans pour façonner cette revue de presse, a dû subir 15 dîners chez Chartier, et a probablement dû vendre son âme (et parfois son corps) pour 4 lignes sur un quotidien national.
Si j’étais un peu plus fou, je proposerai la chose suivante : la création d’une entreprise, gérant à la fois l’édition, la promotion et la diffusion d’un artiste. Concrètement, ce serait un label, qui disposerait de son propre magazine gros tirage et de sa radio FM nationale.
Mais là encore, il faudrait que je devienne l’ami de Pascal Nègre pour mettre en place tout ça, et que j’ai à disposition un budget équivalent ? celui de France Télécom.
Les concerts, quant à eux, se feraient sous forme de « happening », au cœur de Paris et sans l’accord de personne, sans jamais préciser ni l’heure, ni l’endroit. On disposerait effectivement à ce moment d’une communication gratuite et originale.

Qui a dit que je devrais avoir Bertrand dans la poche ?
« La radio est morte, vive le web »