Un événement Télérama.
Parce que vous êtes trop nombreux, ou parce qu’ils sont trop nombreux. Et à juste titre : aujourd’hui, avec un budget de 5000€, tu peux enregistrer ta voix, placer guitare/basse/batterie dessus, faire presser ton CD et le faire distribuer dans les Fnac et Virgin avec un distributeur indépendant.
Donc, le constat est le suivant : Un artiste fait un CD. Il essaie dans le faire rentrer dans la case « coup de cœur », « album du mois » ou « découverte » d’un canard ou d’une radio.
Seulement, là il connaît la première difficulté : pire qu’un concours, il y a 3000 prétendants et un encadré (4×5 cm) Comme on ne fait pas rentrer 3000 découvertes dans un si petit carré, on doit défendre son CD comme son bifteck.
Et c’est là où je m’apitoie. Cet album n’est pas un bifteck (ou probablement pas). Mais le schéma actuel fait qu’il est quasiment impossible de trouver sa place chez les chroniqueurs. Il y a 10 ans, il fallait simplement être un bon attaché de presse. Il y a 5 ans, il fallait être bon et connaître la sœur de la petite copine du technicien qui s’occupait de l’émission convoitée. Aujourd’hui, il faut être un excellent attaché de presse, connaître la sœur du programmateur et avoir vendu 3000 albums.
Parce qu’il est devenu facile de faire de la musique, et parce que l’attrait de pouvoir monter sur une grosse scène parisienne est devenu trop fort…
Je fais un appel à la solution collective. Faut il interdire à cette nouvelle génération de groupe look “vintage/vielles reebok” de faire de la musique ? Faut il les tuer ?
Ou peut être faut il revoir le schéma de promotion d’un artiste. Parce qu’arriver sous la pile de CDs d’un chroniqueur/programmateur devient trop insupportable, réagissons.
Comment.
Sinon, moi, ça va.