Un point sur la gastronomie.

Ne pas se méprendre : le fil directeur de mes récits n’est absolument pas « pourquoi quitter Paris parce que franchement cette ville de merde, moi vivant, je n’y remettrai jamais les pieds » mais plutôt « pourquoi quitter Paris ? Parce qu’on a tendance à oublier qu’il existe autre chose ailleurs »

Mais je suis définitivement parisien avant tout (ou plus honnêtement « ex-banlieusard », mais vous en convenez, c’est nettement moins exotique) et cette ville est aussi une ville que j’aime.

Très récemment, j’ai retrouvé un plaisir presque oublié, certainement enfoui sous des kilos de kanelbullar, de saumon en sauce et de Nyponsoppa, j’ai nommé:  le TARAMA.

Le Tarama, qui au même titre que les bâtonnets de crabe doit certainement être exclusivement composé de têtards en poudre, est très difficile à trouver à Stockholm. Je dis « difficilement » parce qu’à chaque fois que j’emploie l’expression « impossible à trouver », il y a toujours un type qui viendra me dire que si je prends 3 bus, 2 bateaux et que je descends ensuite à 45 km au sud de Stockholm avec ma voiture de location il y a justement une boutique qui en vend et en plus, pour vraiment pas cher.

Récemment donc, j’ai pu savourer un Tarama directement importé en bagage en soute depuis Paris. Et j’ai des lors réalisé que d’un point du vue gastronomique, certaines choses faisaient cruellement défaut ici.

Je parle de Tarama, je parle de Carambars, de Schtroumpfs, d’une bouteille de Martini qui ne couterait pas 3 mois de salaire. Je parle d’une Leffe en terrasse, d’un sandwich suédois comme seule sait le faire la boulangerie rue d’Hauteville près des Grands Boulevards.

boulangerie rue d'hauteville

IKEA fournit injustement toute la gastronomie suédoise aux Français, je demande donc l’implantation d’un projet similaire au cœur de Stockholm, et je mets une option de suite sur les 150 premières boites de Tarama.

Entrepreneurs, entendez moi !

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