Une année.

Un peu plus d’une année maintenant passée à Stockholm. Une année c’est un cycle complet, important.

C’est 365 jours d’observation, c’est autant de jours pour se faire une idée, avoir un avis constructif sur le pays. Suffisamment pour pouvoir en parler “en connaissance de cause“, être capable de commencer des phrases par “Tu sais, en Suède…” avec une certaine force d’argumentation et ne pas passer pour un crétin.

C’est le temps nécessaire pour apprendre quelques bases nécessaires. Apprendre qu’ici il n’existe pas de vin honnête pour moins de 90 couronnes, que des vieilles converses ne sont visiblement pas adaptées pour l’hiver.

L’hiver qu’on a déjà connu, subi, auquel on se prépare. Il fera nuit très souvent mais le glögg réchauffera les coeurs. Puis viendra Noël, il neigera un peu mais certainement beaucoup plus à 200km à l’ouest. D’ici quelques jours, un premier type viendra se plaindre du froid, jusqu’à ce que ces remarques deviennent quotidiennes. C’est le moment où une fois de plus je me demanderais pourquoi ce type habite toujours en Suède.

Des centaines de jours et l’heure d’un bilan rapide :

  • il n’est pas possible d’apprendre le suédois en si peu de temps, même avec une motivation de ministre
  • je ne suis absolument plus étonné par toutes les traditions et les fêtes suédoises pour absolument tout et n’importe quoi (tiens, demain, c’est la journée nationale du couteau à fromage)
  • j’ai cessé de me plaindre de la qualité du tabac à rouler
  • je suis vraisemblablement devenu féministe et végétarien

D’ici 2018 je fournirai ici un bilan un peu plus étoffé, mais je manque de temps, j’ai justement du glögg sur le feu.

Récits depuis Björngårdsgatan, Stockholm - SUÈDE.