Vive la fête.

J’en avais parlé il y a quelques temps… Les suédois ont un besoin insatiable de fête, de fêter quelque chose, fêter, oui, n’importe quoi, histoire de, de dire que bon, c’est la fête.

Alors bien entendu, Noël, les anniversaires. Une population occidentale et donc sensiblement les mêmes fêtes que les nôtres, une quelque cinquantaine en plus. Légitimes pour certaines, un peu plus futiles pour d’autres. J’en viens au fait : il y a 2 jours, c’était donc la fête du « kanelbullar ». Le kanelbullar (j’ai pensé à vous, la recette est ici) est un petit pain sucré parfumé à la cannelle… Petite patisserie qui accompagne la plupart du temps le café de 17h.

Une patisserie. Devenue fête nationale. Alors oui, bien sûr, moi aussi je sais ce que vous faisiez le 2 février dernier, vous fêtiez la chandeleur, vous mangiez des crêpes. A ceci près qu’il y a une histoire derrière cette fête. De la purification de la Vierge à la fin de l’hiver, voyez y ce que vous voulez y voir, mais cette fête tient sa légimité. Concernant en revanche la fête du kanelbullar, rien. On le fête. Ouais.

Le froid approche ici, doucement mais sûrement… La consommation massive de cigarettes à la fenêtre devient hasardeuse passé les 18h, j’ai enfilé ma première moufle hier après midi pour un tour de vélo.

Un tour de vélo. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas pratiqué (à part bien sûr quelques belles virées en Vélib’) et je dois reconnaitre que c’est certainement le moyen de transport le mieux adapté pour découvrir quelque ville que ce soit.

Les journées passent à une vitesse excessive, et mardi, j’ai boxe. Quelqu’un a dit boxe ? Je ne sais pas si vous connaissez ce phénomène… Débarquer dans un pays inconnu, une langue très étrangère pour toute communication, des achats à régler en « couronnes » (!) et un Roi en guise de président ? Oui, mes amis, parfois, on en est presque à regretter cet euro imbouffable, Nicolas Sarkozy et les lois sur l’immigration. J’exagère, je blague, n’allez jamais croire ce que je viens d’écrire.

Sauf qu’il y a un moment… où il faut se faire des copains. J’avoue qu’à part quelques rencontres de fin de soirée, 2 ou 3 amis égarés ici et là et le fils de la tante de la mère de machin, on en fait vite le tour. Alors quand un type, plein de bonnes intentions, a priori censé et très sympathique vous propose de l’accompagner à un entrainement de boxe (pour débutants), vous ne considérez plus la boxe comme telle. Vous considérez la boxe comme un facteur de socialisation. Z’avé jamais étudié Bourdieu à l’école ?

Alors ouais, mardi, j’ai boxe.

Je vous aime, certains d’entre vous me manquent, beaucoup d’autres pas.

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Une réflexion sur « Vive la fête. »

  1. Mardi, moi, j’ai concert. Nous n’avons pas les même valeurs.
    Johan, tu es fou.

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