Zone de stationnement interdit

Il y a de ces villes dans lesquelles posséder une voiture peut être encore plus contraignant que partager son 21m² avec un berger allemand.
Paris en est l’illustration même, Paris dans laquelle la circulation chaotique et l’omniprésence du métro rend la voiture aussi indispensable qu’une paire de tongs en décembre.

L’utilité d’une voiture à Stockholm est en revanche tout à fait justifiable, du fait des multiples activités possibles en dehors de la ville, pour la plupart facilitées dès lors que l’on possède un permis de conduire.

En revanche, la où la capitale suédoise ne facilite pas la vie des automobilistes, c’est lorsque qu’il s’agit de garer la machine. Tout d’abord par le prix des places de parkings, et de façon excessivement bien proportionnée le prix de l’amende pour les mauvais élèves.
Me reviennent à la mémoire ces folles années de ma jeunesse où, la Citroën AX fièrement garée sur les Grands Boulevards, je m’en allais arpenter Paris pour plusieurs heures sans même insérer une pièce dans l’automate.
J’ai très vite saisi, à mes dépends, qu’on rigole beaucoup moins en Scandinavie. Garer sa voiture en ville, quitter les lieux  en souriant et ne pas se délester de quelques couronnes pour le parking peut-être dangereux, parce que la police du stationnement rode… et ne pardonne pas.

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A ceci, je n’ai pas encore évoqué la difficulté qu’il y a de trouver sa place de parking. Les règles sont plutôt explicites:

  • la moitié de la ville se trouve dans une zone de stationnement interdit.
  • l’autre moitié est répartie de la façon suivante:
    1. interdiction de se garer à moins de 10 mètres d’une intersection
    2. interdiction de se garer à moins de 10 mètres d’un passage pieton
    3. toutes les rues disposent d’un créneau horaire dans la semaine pendant lequel se garer est interdit

Transgresser le cas n.3 vous expose à 550kr de contravention. Pour rappel, envisager la possibilité de se garer malgré l’interdiction relève visiblement de l’inconscience. C’est en effet à 2h25 cette nuit qu’un monsieur à moustache avec une jolie casquette bleue a glissé un papier plastifié entre l’essui-glace et le pare-brise de ma voiture de location.

Je me souviens pourtant du Paris que j’aimais, où les seuls types respectables qui rôdaient autour des voitures à 3h du matin n’étaient que là pour les voler… Parfois cette ville me manque!

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